Le BNB

Le silence est bel et bien dans les gênes
De tous ceux et celles qui saignent
Et se taisent à cause des chaines
Créées par cette vérité qui gêne.

Car le bonheur des uns, veut,
Nier le malheur des autres,
Car le malheur des uns, peut,
Gêner le bonheur des autres.

Ce monde à la recherche du BNB,
Souhaiterait en toute impunité,
Quand silence, tu puisses crever,
Et dans sa vie ne point interférer.

Car le bonheur des uns, souhaite,
Bien, le silence des autres,
Et le malheur des uns, accepte,
L’indifférence des autres.

Ce foutu monde où nous vivons,
A fait maître de sa raison,
Et à jamais taire son coeur,
Pour cette quête du bonheur.

19 Mars 2015


Le manque

Quand le manque, écrasante fatalité,
Comprime le coeur sans l’étouffer,
La raison accablée ne peut qu’implorer
L’âme tourmentée de se plier.

Mais les sentiments nés n’ont que faire,
De celle qui veut les faire taire,
Sur elle, ils sont les absolus maîtres,
Pour elle, ils ne sont qu’immondes traîtres.

Alors ce coeur borné, ne voulant trépasser,
Ne voulant de cette funeste destinée,
Se bat, s’accroche, ne cesse d’espérer,
Qu’un jour, il puisse de nouveau respirer.

13 Avril 2015


Chloé, 9 ans

A toutes les petites Chloé,
Dont la vie à été arrachée,
Avec une immonde lâcheté,
Par ceux supposés les protéger.

A toutes ces fragiles petites âmes,
Touchées par tous ces innommables drames,
Qui auraient pu assurément être évités,
Si seulement justice eu été respectée.

Mon coeur ne cessera de saigner,
Devant de telles atrocités,
Qui vers la mort ont entrainé,
Ces petits anges pour l’éternité.

Le 16 Avril 2015


Toi

Puisque jusqu’au jour du trépas,
Il me faille vivre avec toi,
Autant t’aimer, n’est-ce pas.
Et qu’en harmonie ce le soit.

Car qui mieux que toi me comprend
Qui dans ce monde m’entend vraiment.
Unis depuis les premiers temps,
Tu es de loin le meilleur amant.

Tu es là à chacun de mes tracas,
Séchant mes larmes de tes frêles doigts.
Tu restes toujours auprès de moi,
Quand bien même il y ferait très froid.

De mes nombreux faux pas,
Tu ne fais jamais cas,
Tu me les pardonnes, toi,
Et l’amour, c’est bien cela.

Que serais-je sans toi,
Que ne ferais-je pour toi.
Pour un mieux vivre, crois moi,
C’est l’estime de soi.

Alors n’écoute jamais que toi,
Car la perfection n’existe pas.

Le 19 Mai 2015


La petite pince à linge

Toi, moi, sans contre façon.
Surtout moi et la tarte à l’oignon.
Moi et mon super anglais.
Toi, te moquant de mon « a y est ».

Toi et moi, chaque soir là,
Et tellement bien entre tes bras.
Moi et ma douleur au côte,
Mais si bien auprès de mon hôte.

Toi et tes mains sur mes yeux cachés,
Moi découvrant la chouette amusée.
Toi et ta soudaine et étrange envie,
D’un tatouage tomate kiwi.

Toi, moi et cette peur avouée
D’une triste fin prématurée.
Et au passage, un vil présage.

Moi et la petite pince à linge,
Bien cruel souvenir aux méninges.
Puis moi et plus que moi,
Moi et seulement moi….

28 Octobre 2015